MES DERNIERES LECTURES # 2

Voici une fois de plus une sélection de livres variées comme je les aime avec une bande-dessinée légère et amusante et un livre policier qui m’a convaincue de lire d’autres polars.

Le prédicateur – Camilla Läckberg

Résumé

Dans les rochers de Fjällbacka, petit port touristique suédois, on découvre le cadavre d’une femme. Tout se complique, lorsqu’au même endroit deux squelettes de femmes apparaissent.

L’inspecteur Patrik Hedström  mène de nouveaux l’enquête, comme dans la Princesse des glaces, premier opus de l’auteure, mais cette fois en plein été sous une chaleur étouffante. Il semble que les squelettes soient ceux de jeunes femmes disparues il y a vingt-quatre ans. L’enquête se focalise rapidement autour de la famille Hult divisée en deux branches rivales depuis cette époque et le suicide de Johannes. Tandis que Patrik assemble les morceaux du puzzle, Jenny une touriste adolescente est portée disparue, la liste s’allonge…

Mon avis

D’habitude peu portée sur les polars, cette fois le récit m’a littéralement emportée. Dès que j’avais une minute de libre, je me plongeais dans cette enquête passionnante. Contrairement à la Princesse de glaces où l’histoire est plus lente et où il y a moins d’action, dans  Le Prédicateur les faits s’enchainent rapidement. J’ai tout aimé, l’intrigue, les informations finement distillées, l’ambiance pesante de cette ville de bords mer cachant des secrets de famille, la psychologie des personnages. Du coup j’ai hâte de me relire un bon polar.

Ma note 9/10

atelierlesbucoliques-aya

Aya de YopougonMarguerite Abouet et Clément Oubrerie

Résumé

A Yopougon en Côte d’Ivoire, et comme partout dans le monde, Il y a de jolies filles malignes qui rient, se disputent, se réconcilient, aiment sortir danser au maquis et partager un Nescafé avec un sexy génito. Il y a aussi Aya qui veut devenir médecin, est sérieuse et toujours prête à donner un bon conseil ou trouver des solutions aux problèmes de ses copines.

A Yopougon, la vie est animée, ça bouge beaucoup et on ne s’y ennuie jamais.

Mon avis

Voilà c’est l’Afrique, la vraie, telle qu’on ne nous la montre rarement à la télé. Les papas aiment papoter en sirotant un koutoukou, les mamans sont un peu guérisseuses et les jeunes adorent gazer le soir.

J’ai aimé cette Afrique authentique, savoureuse et décrite avec beaucoup d’humour. Je me suis franchement amusée et me suis plongée avec bonheur dans cette B.D. Il y a plusieurs tomes pour mon plus grand plaisir.

Le petit bonus ivoirien de la fin est vraiment sympa avec un lexique pour mieux comprendre l’histoire.

Ma note 8/10

 

 

J’espère que ces détours par la Suède et la Côte d’Ivoire vous dépayserons.

*Bonne lecture *

***

Continue Reading

Mes dernières lectures

En ce moment, je retrouve le goût de la lecture, qui certes ne m’a jamais quitté, mais qui est parfois en dent de scie. Manque de temps, livre pas passionnant, fatigue, … font que parfois je laisse en plan certains ouvrages. 

Ces derniers temps, Je profite de chaque minute libre pour me plonger dans un livre. Ce n’est pas toujours facile avec un petit bonhomme en bas âge à la maison, donc j’avance deux pages par-ci, trois pages par-là. Mais ça fait tellement du bien de pouvoir s’évader dans d’autres univers que celui de son quotidien.

Donc, voici une sélection de livres éclectiques comme j’ai souvent l’habitude d’en lire. Un polar, une bande dessinée et un essai, qui je l’espère vous plairont autant qu’à moi, même si un des livres est moins bien que ce que je pensais.

Je vous laisse découvrir.

 

 

Les années perdues – Mary Higgins Clark

Résumé

Pour Mariah, le cauchemar débute lorsqu’elle découvre sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer enfermée dans un placard l’arme du crime à la main, à côté de son père assassiné. Aucun doute pour la police, mais Mariah est convaincue de l’innocence de sa mère. Son père, spécialiste de la Bible, avait sensiblement fait une découverte saisissante quelques temps auparavant. Il aurait retrouvé une lettre de Jésus écrite à Joseph d’Arimathie, mystérieusement disparue au XVème siècle. Ce parchemin était-il réellement authentique ?

Mon avis

La réputation de l’auteure n’est plus à faire étant considérée comme l’une des meilleures et des plus prolifiques écrivains de romans à suspense. Cependant, ce livre m’a un peu fait l’effet d’un exercice certes maîtrisé mais sans éclat, ni effet de surprise. Ce qui pour un roman policier est décevant. Pour être franche, je me suis ennuyée. Je pensais lire un livre passionnant sur une découverte capitale de la vie de Jésus dans le même genre que l’intrigue du Da Vinci Code, mais non, rien de cela.

Si vous voulez lire un bon polar avec du rebondissement et/ou du suspense,  passez votre chemin. J’avais préféré la Nuit du Renard, bien plus haletant à lire.

Ma note 4/10

 

California dreamin’ – Pénélope Bagieu

Résumé

Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique qu’attachante, son besoin d’amour inextinguible. A l’aube des années 1960, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.

Mon avis

A travers la vie d’Ellen alias Mama Cass chanteuse des Mamas and Papas, on plonge dans ses années 60 pleines d’insouciance et de musique folk. J’ai trouvé le personnage super attachant, d’autant plus que j’adore cette fameuse chanson « California Dreamin ». Le découpage de la BD en chapitres dédiés aux personnes qui ont marqué la vie d’Ellen est vraiment bien vu. J’ai bien aimé aussi le style de dessin de Pénélope Bagieu en noir et blanc et un peu brouillon tout en étant précis. J’avais déjà beaucoup aimé un de ses précédents ouvrages La page blanche, résumé ici.

Le petit plus,  la playlist à la fin donne envie de ré-écouter tous ces tubes des sixties, ce que je n’ai pas hésité à faire.

Ma note 8/10

 

Je ne souffrirai plus par amour – Lucia Etxebarria

Résumé

Carrie Bradshaw, Cendrillon ou Bridget Jones ont toutes un point commun, elles sont toutes dans l’attente du « prince charmant » et elles en souffrent.

Décidée d’en finir avec la tyrannie des sentiments,  Lucia Etxebarria nous offre un essai féministe.  Partant de sa propre expérience, elle mène une recherche poussée cette souffrance qui découle de notre besoin d’amour. Elle cherche à expliquer les raisons éducatives, psychologiques et sociétales de la dépendance affective qui embête la vie de pas mal de gens et notamment les femmes. Et comme ce n’est pas une fatalité, elle donne aussi son point de vue souvent avec humour et ses conseils pour s’en sortir et vivre une vie plus libre.

 

Mon avis

Si vous êtes fan de l’auteure, vous serez peut-être déstabilisé par la forme du livre. Ce n’est pas un roman, mais un essai. Ceci dit, l’auteure se penche sur un sujet qu’elle maîtrise parfaitement et qui est souvent au cœur des ses romans : la quête du grand Amour et la dépendance émotionnelle. Dépendance dont elle nous déclare avoir également été victime, Lucia  Etxebarria y parle donc assez souvent à la première personne pour mieux illustrer son propos.

A la lecture des premières pages, je ne me suis pas réellement sentie concernée par ce type de problème, mais j’ai poussé plus loin la lecture et grand bien m’en a été. En fait l’auteure a mené une enquête passionnante sur le sujet. Elle tord le cou à de nombreuses idées reçues avec une langue moderne et souvent humoristique.

A partir de situations qu’elle ou son entourage a vécu, elle nous montre très bien comment les schémas mentaux qui nous sont inculqués dès l’enfance restent en nous et peuvent nous pourrir la vie.  Cela va du complexe œdipien  au mythe de l’amour éternel érigé comme règle fondamentale par notre société occidentale. A cela s’ajoute, une excellente analyse des médias qui continuent de véhiculer des stéréotypes sur la place et le rôle de la femme dans notre société, du genre « soit belle et ça suffira bien ! ».

J’ai aussi beaucoup apprécié toute la partie sur le renforcement de l’estime de soi. Partie qui peut concerner bien d’autres domaines que celui de la vie de couple.

Seul bémol à la lecture, l’analyse des telenovelas (et les références en général à la culture hispanique), que je ne connais pas. J’ai dû transposer cet univers vers des feuilletons à l’eau de rose américains ou français pour mieux comprendre leur critique.

Ma note : 8/10

*Et vous, avez-vous lu l’un de ces ouvrages ? et qu’en avez-vous pensé ?*

Merci à C pour deux de ces livres, que tu reconnaîtras ! 

***

Continue Reading

Délices *Ma vie en cuisine*

 

délices

Un régal, cette BD !

L’auteure, Lucy, nous raconte ses souvenirs d’enfance. Quant on a une maman chef et un père fin gastronome, les souvenirs sont forcément culinaires. Cette jeune et talentueuse illustratrice n’a qu’une obsession : la cuisine. Elle est capable de recommencer 100 fois une recette de croissants pour retrouver l’odeur et le goût de ceux qu’elle a mangé dans une boulangerie vénitienne.

Le lecteur, lui, s’il n’est pas obsédé par la nourriture, ne peut que sourire à toutes ces évocations de recettes. Les dessins font très comics. Il y a même des recettes illustrées. Personnellement en tant qu’amatrice de fromages, j’ai adoré l’antisèche illustrée pour s’y retrouver à la fromagerie.

délices, ma vie en cuisine de Lucy Knisley chez Editions Delcourt

***

Continue Reading

La Page Blanche

 Ok, c’est les vacances, je vous propose encore une BD. Hé oui !, j’en lis pas mal en ce moment, car ça se lit vite, c’est agréable, on ne se prend pas la tête et entre deux sorties-virées dehors, on ne perd pas le fil. A moins d’être sur la plage et d’avoir plein de temps pour bouquiner entre deux bains, ce qui n’est pas mon cas en ce moment, je préfère profiter des rues parisiennes vides (cool !), des parcs, faire un barbecue ou aller voir un spectacle de rue que de lire un roman. Pour tout dire j’ai deux bouquins entamés depuis des semaines et je n’arrive pas à les finir !!

 

 

Donc, La Page blanche ne porte pas sur le syndrome de l’écrivain en mal d’inspiration, mais  nous raconte l’histoire d’Héloïse qui se réveille sur un banc à Paris, et…………, ne se souvient ni de son nom, ni comment elle est arrivée là !
Bizarre.
Elle va mener l’enquête et nous la suivons au fur et à mesure de ses découvertes.
Pour l’histoire c’est rapide, simple, efficace, mais un peu flippant quand même, car je n’ai pas pu m’empêcher de me demander : Et si ça m’arrivait ?

A part ça, l’héroïne n’est pas super attachante, plutôt fade même. Il y a quelques événements sympas, disons quand l’imagination prend le pas sur la réalité, par exemple quand Héloïse cherche qui est Chester ? Dans l’ensemble, c’est sympa, mais « ça casse pas trois pattes à un canard ! », je préfère , et de loin le blog de Pénélope Bagieu, qui a vraiment du talent (soit dit en passant).

Pour ceux qui ne connaissent pas encore  son blog (hautement plus intéressant) : C’est par ici.


La Page blanche de Boulet et Pénélope Bagieu, chez Delc
ourt

***

 
Continue Reading

Kiki de Montparnasse

En 1901, naît à Châtillon-sur-Seine Alice Prin de père inconnu. Petite fille élevée par une grand-mère libérale, elle rejoint sa mère à l’âge de 12 ans à Paris. Cette dernière la place rapidement comme bonne à-tout-faire chez un couple de boulangers. Alice a l’esprit indépendant et rebelle et ne tarde pas à quitter cet emploi où elle était maltraitée. Sans le sou, elle accepte de poser nue pour un sculpteur. Sa mère découvrant cela la jette à la porte sans ménagement. Elle se retrouve à la rue et devient progressivement modèle pour divers artistes qui la recueillent.Ainsi, commence le parcours impressionnant de Kiki de Montparnasse, figure marquante de la vie artistique parisienne de l’entre deux-guerres et des Années Folles. A la fois, modèle, chanteuse, danseuse, peintre, écrivain, elle a inspirée des créateurs devenus des figures marquantes de l’art moderne comme Foujita et Man Ray. La BD retrace les épisodes clés d’un parcours de vie trépidant.

Je suis tout simplement tombée sous le charme de ce bouquin, je vous le recommande ! Le graphisme est très bien, exigeant et particulièrement soigné. L’histoire hors du commun de cette femme libre est très intéressante. Le Paris des années 20 et 30 est très bien montré avec sa faune d’artistes pauvres, qui sont devenus très célèbres par la suite : Modigliani, Duchamp, Picasso, Desnos, Soutine, Cocteau…

Kiki de Montparnasse  de Catel et José-Louis Bocquet , collection Écritures chez Casterman

 

***

Continue Reading