Mes dernières lectures

En ce moment, je retrouve le goût de la lecture, qui certes ne m’a jamais quitté, mais qui est parfois en dent de scie. Manque de temps, livre pas passionnant, fatigue, … font que parfois je laisse en plan certains ouvrages. 

Ces derniers temps, Je profite de chaque minute libre pour me plonger dans un livre. Ce n’est pas toujours facile avec un petit bonhomme en bas âge à la maison, donc j’avance deux pages par-ci, trois pages par-là. Mais ça fait tellement du bien de pouvoir s’évader dans d’autres univers que celui de son quotidien.

Donc, voici une sélection de livres éclectiques comme j’ai souvent l’habitude d’en lire. Un polar, une bande dessinée et un essai, qui je l’espère vous plairont autant qu’à moi, même si un des livres est moins bien que ce que je pensais.

Je vous laisse découvrir.

 

 

Les années perdues – Mary Higgins Clark

Résumé

Pour Mariah, le cauchemar débute lorsqu’elle découvre sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer enfermée dans un placard l’arme du crime à la main, à côté de son père assassiné. Aucun doute pour la police, mais Mariah est convaincue de l’innocence de sa mère. Son père, spécialiste de la Bible, avait sensiblement fait une découverte saisissante quelques temps auparavant. Il aurait retrouvé une lettre de Jésus écrite à Joseph d’Arimathie, mystérieusement disparue au XVème siècle. Ce parchemin était-il réellement authentique ?

Mon avis

La réputation de l’auteure n’est plus à faire étant considérée comme l’une des meilleures et des plus prolifiques écrivains de romans à suspense. Cependant, ce livre m’a un peu fait l’effet d’un exercice certes maîtrisé mais sans éclat, ni effet de surprise. Ce qui pour un roman policier est décevant. Pour être franche, je me suis ennuyée. Je pensais lire un livre passionnant sur une découverte capitale de la vie de Jésus dans le même genre que l’intrigue du Da Vinci Code, mais non, rien de cela.

Si vous voulez lire un bon polar avec du rebondissement et/ou du suspense,  passez votre chemin. J’avais préféré la Nuit du Renard, bien plus haletant à lire.

Ma note 4/10

 

California dreamin’ – Pénélope Bagieu

Résumé

Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique qu’attachante, son besoin d’amour inextinguible. A l’aube des années 1960, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.

Mon avis

A travers la vie d’Ellen alias Mama Cass chanteuse des Mamas and Papas, on plonge dans ses années 60 pleines d’insouciance et de musique folk. J’ai trouvé le personnage super attachant, d’autant plus que j’adore cette fameuse chanson « California Dreamin ». Le découpage de la BD en chapitres dédiés aux personnes qui ont marqué la vie d’Ellen est vraiment bien vu. J’ai bien aimé aussi le style de dessin de Pénélope Bagieu en noir et blanc et un peu brouillon tout en étant précis. J’avais déjà beaucoup aimé un de ses précédents ouvrages La page blanche, résumé ici.

Le petit plus,  la playlist à la fin donne envie de ré-écouter tous ces tubes des sixties, ce que je n’ai pas hésité à faire.

Ma note 8/10

 

Je ne souffrirai plus par amour – Lucia Etxebarria

Résumé

Carrie Bradshaw, Cendrillon ou Bridget Jones ont toutes un point commun, elles sont toutes dans l’attente du « prince charmant » et elles en souffrent.

Décidée d’en finir avec la tyrannie des sentiments,  Lucia Etxebarria nous offre un essai féministe.  Partant de sa propre expérience, elle mène une recherche poussée cette souffrance qui découle de notre besoin d’amour. Elle cherche à expliquer les raisons éducatives, psychologiques et sociétales de la dépendance affective qui embête la vie de pas mal de gens et notamment les femmes. Et comme ce n’est pas une fatalité, elle donne aussi son point de vue souvent avec humour et ses conseils pour s’en sortir et vivre une vie plus libre.

 

Mon avis

Si vous êtes fan de l’auteure, vous serez peut-être déstabilisé par la forme du livre. Ce n’est pas un roman, mais un essai. Ceci dit, l’auteure se penche sur un sujet qu’elle maîtrise parfaitement et qui est souvent au cœur des ses romans : la quête du grand Amour et la dépendance émotionnelle. Dépendance dont elle nous déclare avoir également été victime, Lucia  Etxebarria y parle donc assez souvent à la première personne pour mieux illustrer son propos.

A la lecture des premières pages, je ne me suis pas réellement sentie concernée par ce type de problème, mais j’ai poussé plus loin la lecture et grand bien m’en a été. En fait l’auteure a mené une enquête passionnante sur le sujet. Elle tord le cou à de nombreuses idées reçues avec une langue moderne et souvent humoristique.

A partir de situations qu’elle ou son entourage a vécu, elle nous montre très bien comment les schémas mentaux qui nous sont inculqués dès l’enfance restent en nous et peuvent nous pourrir la vie.  Cela va du complexe œdipien  au mythe de l’amour éternel érigé comme règle fondamentale par notre société occidentale. A cela s’ajoute, une excellente analyse des médias qui continuent de véhiculer des stéréotypes sur la place et le rôle de la femme dans notre société, du genre « soit belle et ça suffira bien ! ».

J’ai aussi beaucoup apprécié toute la partie sur le renforcement de l’estime de soi. Partie qui peut concerner bien d’autres domaines que celui de la vie de couple.

Seul bémol à la lecture, l’analyse des telenovelas (et les références en général à la culture hispanique), que je ne connais pas. J’ai dû transposer cet univers vers des feuilletons à l’eau de rose américains ou français pour mieux comprendre leur critique.

Ma note : 8/10

*Et vous, avez-vous lu l’un de ces ouvrages ? et qu’en avez-vous pensé ?*

Merci à C pour deux de ces livres, que tu reconnaîtras ! 

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