Lectures de janvier

Quel est le point commun entre une empoisonneuse qui a tué successivement ses trois maris, un violoniste devenu handicapé, un marin au long cours et un président de la république amoureux : Sainte Rita  et une question  essentielle « Subissons nous un destin ? ou sommes nous libres ? »
Ces quatre nouvelles abordent les thèmes du mensonge, de la vengeance, du destin et de la rédemption.
J’ai apprécié, car l’auteur nous questionne et nous renvoie à nos propres choix. Nos vies sont-elles le résultat de notre éducation, de notre milieu, de notre famille ? Un évènement peut-il tout changer dans notre existence. La question reste en suspens, la réflexion demeure et c’est ce qui est passionnant !
 
Petite originalité : les nouvelles sont suivies du journal tenu par l’auteur pendant l’écriture.

Concerto à la mémoire d’un ange d’Eric-Emmanuel Schmitt, Le Livre de Poche



La vie romanesque et le destin hors du commun d’Olympe de Gouges, une des premières féministe qui vécut en premières loges la Révolution française.

Le livre est épais, mais la biographie de cette femme lettrée et libre est passionnante.

J’ai beaucoup aimé le graphisme en noir et blanc. J’ai également été sensible à l’esprit de cette femme en avance sur son temps, pionnière dans la lutte pour les droits des femmes mais aussi à l’avant-garde dans d’autres domaines : contre la peine de mort, contre l’esclavage, pour la justice sociale et la non-violence.

Olympe de Gouges de Catel et Bocquet chez Casterman



Un livre assez déroutant qui retrace trois histoires liées par la langue allemande. Trois personnages, vivants à des époques différentes, qui ont refoulé leur langue parce qu’elle pourrait trahir, parlée à voix haute, leur douloureux « secret »de famille : une origine juive à dissimuler coûte que coûte.
Ce qui est original, c’est que la narratrice, Luba Jurgenson, est elle-même la traductrice des trois nouvelles. En introduction, elle raconte l’histoire de sa propre famille juive et russe, scindée en deux par l’histoire. Une part devenue russe à Moscou et une part restée allemande à Saint-Pétersbourg.  Les Jurgenson allemands ou russes, restèrent juifs et malheureusement persécutés.
C’est le rapport à la langue qui sous-tend les trois histoires, ou plus précisément la distance qui sépare le locuteur du lieu où sa langue est parlée.

 

Trois contes allemands de Luba Jurgenson  chez Pierre-Guillaume de Roux

 

Gutes lesen !

Bonne lecture !

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Un commentaire

  1. Eric-Emmanuel Schmitt est un des écrivains français que j’aime bien(mais faut dire aussi je connais pas bcp d’écrivains français, surtout de notre époque) et j’ai lu ses plupart d’œuvres, mais pas encore ce « Concerto à la mémoire d’un ange »,je vais voir si je peux le trouver à la bibliothèque.

    j’aime bien cet auteur puisque son style de raconter et sa façon d’employer des mots sont appréciables et touchants, ses histoires et ses personnage sont pas très loins de moi pour que je puisse les comprendre et les sentir, mais pas trop proche de moi non plus,cela me donne une possibilité d’imaginer et de découvrir et me satisfait ma curiosité. de plus, grâce à lui, j’ai trouvé mon actrice française préférée cathrine FROT. je pense que je dois bcp à cet auteur.